Utiliser la végétation des zones humides pour renforcer la résilience côtière

 

- Ottawa, Ontario

Vue sous-marine de Spartina alterniflora bercée par les vagues. La surface de l'eau est illuminée par un halo lumineux de couleur verte.
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Les marais, marécages, tourbières et autres zones inondées temporairement ou en permanence sont tous considérés comme des « zones humides ». Ces zones sont extrêmement riches en biodiversité et constituent un excellent indicateur de la santé de l'environnement.

En outre, les zones humides absorbent les eaux et en ralentissent l'écoulement, tout en retenant les sédiments, ce qui contribue à réduire les risques d'inondation et d'érosion auxquels sont exposées les collectivités et les infrastructures. Dans un environnement idéal, les zones humides côtières ont le potentiel de croître et de suivre le rythme de l'élévation du niveau de la mer, devenant ainsi autorégulatrices au fil du temps. Compte tenu de l'augmentation des risques d'inondation et d'érosion des côtes due aux changements climatiques et à d'autres facteurs, les chercheurs, les ingénieurs et les praticiens cherchent à mieux comprendre comment les zones humides peuvent être préservées, restaurées ou créées et à faire ainsi partie de solutions naturelles pour gérer ces risques en plus de fournir une série d'autres services aux écosystèmes.

La capacité de la végétation des zones humides côtières à réduire les impacts des vagues et des ondes de tempête est bien documentée. Cependant, la majorité des études précédentes sur la végétation des zones humides côtières se sont concentrées sur les marais matures, qui ne sont pas représentatifs des premiers stades de la restauration ou de la construction d'un marais. Des recherches récentes au CNRC ont étudié comment la jeune végétation de Spartina alterniflora, installée dans un canal de laboratoire pour représenter des marais nouvellement construits ou en cours d'établissement, réagit aux vagues et aux courants. La Spartina alterniflora, également connue sous le nom de spartine alterniflore, est une plante des marais salés originaire des zones humides côtières du Canada atlantique.

Cette recherche s'inscrit dans le cadre d'une initiative plus vaste à laquelle participent des chercheurs du Centre de recherche en génie océanique, côtier et fluvial (GOCF) et des partenaires collaborateurs, dont Ressources naturelles Canada, l'Université St. Mary's, Recherche et développement pour la défense Canada, l'Institut national de la recherche scientifique, l'Université Queen's et l'Université d'Ottawa. Ensemble, ils assurent la surveillance sur le terrain, la modélisation numérique et les expériences en laboratoire afin de soutenir l'élaboration de principes directeurs pour la conception de solutions naturelles permettant de gérer les risques liés aux aléas côtiers au Canada. Ils ont même amené des plantes de milieux humides dans notre grand canal à houle et les ont exposées à plusieurs vagues, courants et niveaux d'eau.

Jusqu'à présent, les résultats des essais expérimentaux avec la Spartina alterniflora encore immature indiquent que les jeunes marais côtiers offrent une certaine protection contre les vagues, mais pas dans la même mesure que les zones humides établies et matures. Cela a des conséquences importantes sur la gestion adaptative et l'entretien des zones humides dans les premières années qui suivent leur restauration ou leur aménagement.

« Il est excitant de constater que l'expertise et les installations spécialisées de modélisation physique du CNRC peuvent jouer un rôle aussi important dans l'amélioration de la conception de solutions naturelles visant à renforcer la résilience des côtes et la santé environnementale au Canada », déclare Paul Knox, chef d'équipe, GOCF.

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