John Alcock : Une carrière de 55 ans au sein du CNRC

 

- Ottawa, Ontario

Avez‑vous déjà songé au fait que sans l’invention du laser, vous ne seriez pas en mesure de lire ceci, ou quoi que ce soit d’autre en ligne?

Lorsque John Alcock a commencé à travailler comme boursier de recherches postdoctorales au CNRC en 1965, les lasers étaient des dispositifs expérimentaux dont les applications concrètes demeuraient encore floues. Après plusieurs années de recherche et de développement, le laser est devenu indispensable dans la recherche, l’industrie, la médecine, mais aussi dans notre vie quotidienne.

Il est difficile d’imaginer une journée sans lasers, des appareils qui émettent un faisceau de lumière très étroit par le biais d’un processus d’amplification optique, car nous dépendons de cette technologie à bien des égards. Dans notre vie quotidienne, nous utilisons des lasers pour presque tout. Ils sont utilisés pour le balayage des codes à barres des produits que nous achetons, dans les imprimantes, dans les spectacles de lumière et lors des interventions chirurgicales. La technologie des communications par fibres optiques en est un excellent exemple, car sans le laser, l’Internet, tel que nous le connaissons, ne serait pas possible!

Un rayon de lumière parmi nous

Les apports de M. Alcock ont ouvert la voie dans le domaine de la physique du laser et des plasmas — une phase de la matière au‑delà des solides, des liquides et des gaz qui est constituée de particules hautement ionisées.

John Alcock

Né à Glasgow, en Écosse, en 1938, il fréquente la Glasgow Academy pendant ses études primaires et secondaires. En 1955, il déménage à Toronto et s’inscrit en génie électrique à l’Université de Toronto. Après avoir décroché un baccalauréat ès sciences appliquées en 1959, il passe 5 ans à la faculté des sciences de l’ingénieur de l’Université d’Oxford, où il obtient son doctorat.

En 1965, lorsqu’il se joint au CNRC à titre de boursier de recherches postdoctorales, son premier superviseur est Stuart Ramsden, fondateur de la section de physique des plasmas de la Division de physique pure. L’année suivante, M. Alcock devient chercheur à temps plein au CNRC.

« J’étais étudiant au cycle supérieur lorsque le premier laser a fait son apparition et ce nouveau procédé passionnant permettant de générer de la lumière a immédiatement retenu mon attention. J’ai commencé par fabriquer un laser à rubis pour l’utiliser comme source de lumière dans une expérience de pompage optique, et j’ai participé à la construction d’un laser à hélium‑néon. J’ai été extrêmement privilégié de commencer à travailler avec les lasers au début des années 1960, à une époque où les lasers étaient développés dans de nombreux laboratoires à travers le monde. De nouveaux milieux actifs (à l’état solide, semi‑conducteur, gazeux et même liquide) étaient signalés presque chaque mois, c’était une période extrêmement excitante. Pendant plusieurs décennies, il y a toujours eu de nouveaux lasers à étudier, à développer et à utiliser différemment ».

Une vie consacrée à l’avancement de la recherche

John Alcock a occupé différentes fonctions au CNRC; d’abord comme boursier de recherches postdoctorales dans la section de physique des plasmas, où il a travaillé à plein temps dans un laboratoire étudiant les plasmas générés par laser dans les gaz. L’année suivante, il s’est joint au personnel permanent du CNRC en tant qu’agent de recherches adjoint et a travaillé sur les plasmas générés par laser. Pendant cette période, il a participé à certaines des premières mesures de la densité et de la température des électrons dans un tel plasma.

Après 1970, à la suite de la mise au point du « laser au dioxyde de carbone à excitation transversale et à pression atmosphérique » par des scientifiques du Centre de recherches pour la défense de Valcartier, au Québec, il a pris part aux efforts du CNRC visant à accroître la puissance et l’énergie de ces nouveaux dispositifs passionnants.

Pendant 16 ans (1974 à 1990), il a dirigé la section de physique des lasers et des plasmas de la Division de physique du CNRC et a participé à une grande partie des travaux de la section concernant le développement des lasers et la génération d’impulsions courtes. La section a atteint une taille de 24 personnes et les activités de recherches menées comprenaient l’étude des interactions laser‑plasma à haute intensité, la génération d’impulsions ultracourtes ainsi que le développement du laser à gaz carbonique et du laser à excimères. 

En 1990, il s’est intéressé personnellement au développement des lasers et a commencé à travailler sur les lasers à l’état solide pompés par diode, en cosignant le premier article sur le « laser à plaque à incidence rasante ». Cette configuration du laser a été brevetée par le CNRC et finalement concédée sous licence à une société dérivée de l’Imperial College au Royaume‑Uni.

Une carrière brillante et un dévouement à la science

Tout au long de sa carrière, il a coécrit plusieurs publications et brevets. En 1975, il a reçu la médaille Herzberg de l’Association canadienne des physiciens et physiciennes en reconnaissance de ses réalisations exceptionnelles. Il est également membre de la Société royale du Canada, de l’Optical Society et de l’Institute of Electrical and Electronics Engineers.

Lorsqu’il a pris sa retraite du CNRC en 2004, il était agent de recherches principal. Infatigable, passionné et dévoué, il a continué à travailler au CNRC à titre de chercheur émérite et visiteur bénévole de 2005 à mars 2020.

Son plus récent apport a été de participer en tant que membre de l’équipe qui a mis au point l’horloge à fontaine d’atomes de césium du CNRC. L’équipe de recherche est parvenue à atteindre un objectif ambitieux — la mise au point et la caractérisation d’une horloge à fontaine d’atomes de césium — et à franchir avec succès l’exigeant examen par les pairs pour accéder au cercle exclusif des laboratoires mondiaux.

Le confinement attribuable à la pandémie en mars 2020 a coïncidé avec le 60e anniversaire du laser et la fin de la longue association de M. Alcock avec le CNRC. Cette année a également marqué ses 55 années de service au CNRC après avoir consacré cinq décennies exceptionnelles à l’avancement des sciences.

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