Fer de lance d'un effort de recherche-développement mondial sur la COVID-19 avec le réseau Eureka

 

- Ottawa, Ontario

Le CNRC orchestre la participation du Canada au réseau EUREKA(en anglais seulement) et dispense des conseils aux petites et moyennes entreprises canadiennes admissibles, tout en leur donnant accès aux réseaux et au financement dont elles ont besoin par le truchement du PARI CNRC.

Quand la COVID-19 a été déclarée « pandémie mondiale », le 11 mars 2020, l'équipe EUREKA du Bureau international de l'innovation, au CNRC, a vite compris que les membres du réseau EUREKA auraient intérêt à unir leurs forces et à œuvrer main dans la main pour trouver comment combattre le fléau.

Grâce aux liens étroits qu'entretiennent les partenaires de ce réseau international, il aura fallu moins de trois semaines à l'équipe EUREKA du CNRC pour mobiliser 12 pays participants et les amener à répondre à 2 appels de propositions ayant pour but le développement de projets d'innovation conjoints dans le cadre desquels des petites entreprises, des chercheurs et des innovateurs collaboreraient pour trouver une solution aux nouveaux problèmes soulevés par la pandémie et y remédier rapidement. Confrontée à la réalité des rencontres virtuelles, sous notre leadership, l'équipe EUREKA a monté un site Web de courtage qui devait faciliter la création de partenariats à distance.

Le premier appel de propositions, « Solutions pour une résurgence du COVID-19 – La vie sans vaccin », a été lancé le 15 avril 2020 et devait alimenter la recherche, le développement et l'innovation en quête de solutions à court et à moyen terme qui mettraient la population à l'abri du nouveau coronavirus en attendant la mise au point d'un vaccin. L'Autriche, le Danemark, la France, les Pays‑Bas, l'Espagne, la Turquie et l'Afrique du Sud comptent parmi les pays qui ont rallié cette initiative mondiale de recherche-développement pilotée par le Canada.

Le deuxième appel, qui avait pour thème « Solutions pour l'après-COVID-19 – préparation à la prochaine pandémie humaine à fort impact », a été dévoilé le mois suivant. Y ont participé la Belgique, l'Estonie, la Finlande, la France, l'Allemagne, les Pays‑Bas, l'Afrique du Sud, l'Espagne, la Suède et la Turquie.

L'enjeu inattendu de la COVID-19 a incité plusieurs importants acteurs fédéraux à se regrouper dans le cadre de programmes d'innovation conjoints, un peu partout autour du globe. Ainsi en a-t-il été de divers ministères et programmes du gouvernement canadien, dont le Programme canadien de l'innovation à l'international d'Affaires mondiales Canada, qui a injecté une somme exceptionnelle dans le premier appel de propositions. Lors du deuxième appel, le CNRC a encouragé les centres de recherche pertinents à seconder les petites et moyennes entreprises canadiennes. Enfin, le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie a contribué à mousser l'initiative grâce aux relations qu'il entretient avec les universités.

L'initiative n'est pas passée inaperçue. En effet, différents intervenants (entreprises, chercheurs, universités, innovateurs) ont manifesté leur souhait de participer à l'effort collectif de lutte contre la pandémie en soumettant des projets. En tout, 18 projets de collaboration incluant des partenaires canadiens ont ainsi été présentés. Ces projets de recherche-développement d'une grande diversité proposaient soit une solution à court terme aux problèmes découlant de la COVID-19, soit des manières de se préparer à la vie subséquente ainsi qu'aux pandémies qui pourraient suivre et avoir des répercussions majeures. Les projets retenus devraient être dévoilés dans un avenir rapproché.