Genevieve Schroeder (Ph. D.) et Nicholas Kern (Ph. D.) rejoignent le Programme canadien des scientifiques du SKA du CNRC
L'investissement du Canada dans l'Observatoire SKA ne se limite pas à la construction du plus grand radiotélescope au monde. Il vise aussi à former une nouvelle génération de talents capables d'exploiter pleinement le potentiel de cet instrument de pointe.
Le SKA est un observatoire de radioastronomie de nouvelle génération (en anglais) qui transformera notre compréhension de l'Univers. Depuis plus de 40 ans, les astronomes du pays contribuent à définir les sciences et les technologies qui rendent ce projet possible.
Pour que le Canada demeure à la fine pointe de la recherche dans les décennies à venir, le CNRC a lancé le Programme canadien des scientifiques du SKA. Cette initiative soutient les chercheurs et chercheuses en début de carrière afin qu'ils et elles puissent mener des travaux de pointe en radioastronomie et contribuer au rôle du Canada au sein de l'Observatoire SKA.
Alice Curtin (Ph. D.), l'une des premières scientifiques canadiennes du SKA
« Ce programme m'a offert le soutien financier requis pour mener mes propres recherches et m'a permis de bénéficier d'un encadrement solide, à la fois localement, à l'Université McGill, et à l'échelle nationale, grâce au CNRC et à d'autres institutions canadiennes, explique Alice Curtin (Ph. D.), l'une des premières scientifiques canadiennes du SKA. Ce soutien me donne l'expertise scientifique et les conseils en leadership dont j'ai besoin pour m'épanouir comme chercheuse et pour former la prochaine génération de radioastronomes. »
À mi‑parcours de sa première année dans ce programme de 5 ans, Alice a déjà mené des recherches indépendantes, encadré des étudiantes et étudiants de premier cycle et coécrit un chapitre sur les sursauts radio rapides pour un nouvel ouvrage consacré au SKA.
Cet été, elle animera la première édition du Canadian Radio Astronomy Summer Institute and Extended School (en anglais) à l'Université McGill. Ce programme offrira aux étudiantes et étudiants des bases solides en radioastronomie et les préparera à contribuer, puis à diriger, les installations canadiennes dans ce domaine.
« Sans le soutien financier et professionnel de ce programme, je n'aurais pas la liberté de faire progresser à la fois mes connaissances scientifiques et mes compétences en leadership en radioastronomie », souligne-t-elle.
Genevieve Schroeder (Ph. D.) et Nicholas Kern (Ph. D.) viennent tout juste de rejoindre le groupe des scientifiques canadiens du SKA, aux côtés d'Alice Curtin et de Fengqiu (Adam) Dong, formant ainsi un réseau national en pleine croissance.
Genevieve Schroeder (Ph. D.)
Genevieve Schroeder (Ph. D.)
« Le SKA va transformer la radioastronomie, et en tant que scientifique canadienne du SKA, je veux inspirer les astronomes d'ici à repousser les limites de leurs recherches. Grâce au SKA, le Canada restera à la pointe des découvertes majeures, et je suis particulièrement enthousiaste à l'idée des avancées sur les phénomènes transitoires que cet observatoire rendra possibles. »
Récemment postdoctorante à l'Université Cornell, Genevieve a obtenu son doctorat à l'Université Northwestern. Ses recherches portent sur les ondes radio produites par des évènements cosmiques brefs et extrêmement énergétiques, appelés phénomènes transitoires énergétiques — de courts éclairs qui révèlent certains des processus physiques les plus extrêmes de l'Univers.
Elle mènera désormais ses travaux au Dunlap Institute de l'Université de Toronto (en anglais), en collaboration avec Maria Drout (Ph. D.) (en anglais).
Nicholas Kern (Ph. D.)
Nicholas Kern (Ph. D.)
« C'est une période incroyablement passionnante pour la radioastronomie, et j'ai hâte de voir les avancées scientifiques qui verront le jour dans les années à venir et qui aborderont des questions ouvertes allant de la naissance des premières étoiles à la structure de l'Univers à ses plus grandes échelles. »
Récemment nommé NASA Hubble Fellow à l'Institut de technologie du Massachusetts, Nicholas a obtenu son doctorat à l'Université de Californie à Berkeley. Cosmologiste axé sur les données, il développe des algorithmes avancés pour détecter les signaux radio faibles provenant de l'Univers primitif. Ces signaux peuvent aider à révéler comment se sont formés les premières étoiles, les galaxies et les trous noirs de l'Univers.
Nicholas mènera ses recherches à l'Université de Waterloo, sous la supervision de Kendrick Smith (Ph. D.) (en anglais).
Le Programme canadien des scientifiques du SKA lancera son troisième appel à candidatures en août 2026.