La bourse H.L. Holmes du CNRC soutient le développement de technologies pour cibler et traiter le cancer du sein de type basal

- Toronto, Ontario

Photo de Khalid Al-Zahrani (Ph. D.)

La bourse H.L. Holmes de 2021 a été remise à Khalid Al-Zahrani (Ph. D.) pour ses nouvelles avancées dans la recherche sur le cancer du sein. Grâce à la mise en point d'une méthode inédite, il est aujourd'hui capable de dépister certains gènes cancérigènes précis et a validé ses travaux par des résultats prometteurs.

La bourse, d'une somme de 180 000 $ répartis sur deux ans, soutiendra M. Al-Zahrani dans le développement d'un système génétique pour déterminer la cause du cancer du sein de type basal. Ce cancer agressif touche de manière disproportionnée les femmes en préménopause les plus jeunes et s'accompagne d'un pronostic clinique relativement défavorable. Ces travaux permettront de mieux le connaître et pourraient améliorer de façon importante les thérapies actuelles.

M. Al-Zahrani continuera à travailler à l'Institut de recherche Lunenfeld-Tanenbaum du Mount Sinai Hospital de Toronto où il est chercheur postdoctoral depuis 2019 dans les laboratoires de Jeffrey Wrana (Ph. D.), un expert mondialement reconnu dans le ciblage cellulaire et de cancer, et de Daniel Schramek (Ph. D.), un expert de réputation mondiale dans le domaine des modèles génétiques du cancer. M. Al-Zahrani a obtenu son doctorat (médecine cellulaire et moléculaire) et son baccalauréat ès sciences (biochimie) à l'Université d'Ottawa et a publié plus d'une douzaine d'articles dans des revues scientifiques et médicales. En tant que Canadien qui a des racines en Écosse et en Arabie saoudite, M. Al-Zahrani est enthousiaste à l'idée de mettre au point de nouvelles techniques médicales qui aideront à soigner des gens partout dans le monde.

Développement de la technique KOALA pour le dépistage rapide d'ADN cancérigène

M. Al-Zahrani mène déjà des travaux inédits pour étudier les modifications du nombre de copies de certains gènes associés au cancer du sein de type basal grâce au développement d'une nouvelle technologie CRISPR in vivo. Ces modifications du nombre de copies concernent des parties de l'ADN ajoutées ou perdues qui provoquent l'apparition de tumeurs à partir de cellules normales, tandis qu'« in vivo » signifie que les expériences sont menées sur des organismes vivants complets. À l'aide du système CRISPR, les chercheurs peuvent modifier les gènes en activant ou en désactivant des parties particulières du code génétique et manipuler ainsi précisément l'ADN. En cherchant à comprendre les mécanismes sous-jacents qui animent les cellules cancéreuses, M. Al-Zahrani se positionne en pionnier de la génétique du cancer du sein de type basal. Ses travaux pourraient permettre de mettre au point de nouvelles approches thérapeutiques.  

En deux ans, M. Al-Zahrani a construit 14 systèmes de ciblage génique dans l'espoir de trouver celui qui permettra de cibler et de dépister des cellules cancéreuses précises. Il a ainsi mis au point une technologie baptisée KOALA (de l'anglais Knock-Out and Activation Linked Assay) qui, couplée à la technique CRISPR, permet de sélectionner certaines parties du code génétique et de déclencher des activations et des désactivations précises. Après avoir surmonté de nombreux obstacles, il a finalement réussi à obtenir un système utilisable sur des souris. Sa méthode permettra de dépister des gènes particuliers associés au cancer du sein de type basal et pourrait aboutir à l'identification des parties du code génétique qui déclenchent le développement des tumeurs. Qui plus est, la technique KOALA permet de dépister rapidement, par un test unique, des milliers de gènes cancérigènes alors que les techniques conventionnelles ne peuvent cibler qu'un gène cancérigène à la fois. M. Al-Zahrani a validé l'efficacité de son système en découvrant plusieurs nouvelles cibles potentielles pour le traitement du cancer du sein de type basal. Il s'agit d'une étape essentielle dans l'étude du cancer du sein puisqu'elle permet de recenser des gènes cancérigènes importants de manière plus rapide et plus économique. Combinée aux thérapies géniques antitumorales conventionnelles, l'identification de gènes cancérigènes particuliers permet la mise au point d'approches thérapeutiques très ciblées.

Bien que les modèles qui utilisent les souris se soient avérés adéquats pour les premières expériences, M. Al-Zahrani va poursuivre méticuleusement ses travaux à partir d'échantillons prélevés sur des patients. Ces avancées pourraient permettre de découvrir de nouveaux traitements anticancéreux efficaces et d'améliorer le pronostic associé au cancer du sein de type basal.

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